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Conte de l'Échiquier

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Elizabeth CampbellAdmin
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Journal d'un pion
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MessageSujet: Conte de l'Échiquier  Dim 19 Avr - 14:45


Mise en contexte


Lecture obligatoire


L’homme a toujours eu un amour inconditionnel pour le jeu. Toujours. Des jeux de cirques aux casinos tout en passant par la roulette russe, il n’y a pas eu un moment dans l’histoire où l’être humain s’est lassé de jouer. Certains diront qu’ils n’aiment pas cela, ne les croyez pas. Ce sont des menteurs. Notre nature est joueuse par définition, notre vie en elle-même n’est qu’un immense pari ! Et toi, pauvre petit pion, tu as toujours aimé jouer – bien plus que l’être humain lambda – ne le nie pas. Tu ne peux rester indifférent face à un bon pari ou une récompense bien juteuse. Le problème c’est que dans ton avidité à toujours vouloir gagner tu viens de perdre quelque chose – l’amour de ta vie, ta fortune, peut-être même es-tu un mort en sursis, qu’importe ! Le résultat est le même : ta vie vient juste de prendre un tournant auquel tu ne t’attendais absolument pas et pour parler franchement ta situation est assez merdique – et c’est là que l’Échiquier entre en jeu.

L’Échiquier, cet endroit mystérieux dont tu as peut-être vaguement entendu parler un jour. A vrai dire tu pensais que c’était une légende, une de plus, après tout il y en a tellement de nos jours qu’il est difficile de distinguer le vrai du faux. Personne ne sait exactement ce que c’est, personne ne sait où le trouver et encore moins qui en est son propriétaire mais une chose est sûre : seuls les plus grands joueurs peuvent y entrer et tu viens d’en recevoir la lettre. Une lettre bien étrange il faut l’accorder : pas d’adresse, juste ton nom et un cachet, même pas de facteur pour venir la déposer ! Tu l’ouvres et tu ne trouves qu’une simple pièce d’échec sur laquelle il y a une simple inscription. C’est l’heure du choix, peux-tu lire sur le morceau de bois. Comment cette lettre est-elle arrivée jusqu’à toi ? Tu l’ignores mais le fait est que les missives parviennent toujours aux élus, tu aurais pu habiter sous un pont ou dans un sous-marin que la lettre te serait parvenue. Tu retournes cette pièce dans tous les sens et tu joues distraitement avec, ce n’est qu’au bout d’un moment que tu te rends compte que tout semble tourner autour de toi, ton monde tangue comme si  tu étais sur un bateau et tu n’as pas le temps de comprendre ce qu’il t’arrive que le néant se fait. Tout devient brusquement noir au moment où tu t’évanouis.  

Grelotant. Affamé. Nauséeux aussi. C’est l’état dans lequel tu te réveilles quelques heures plus tard. Ta vision est toujours trouble mais suffisamment bonne pour te rendre compte que tu n’es plus chez toi et que si cet endroit n’est pas ton foyer, tu n’as foutrement aucune idée d’où tu te trouves et encore moins du moyen par lequel tu y es arrivé. Tu es vraisemblablement devant un manoir gigantesque ou plutôt devant le portail d’un manoir gigantesque. A quelques détails près tu pourrais te croire dans un film d’horreur : la forêt dense et sombre qui semble entourer cet endroit, l’allure austère du bâtiment et il doit même y avoir un ou deux cadavres dans le coin juste pour faire bonne mesure… En un mot : charmant. Et puis tu passes cette entrée sinistre et tu te retrouves face à un tout autre décor. Des fleurs. Partout. Par milliers. A croire qu’il y a eu une explosion de pâquerettes dans le coin. Un joli manoir de type anglais assez cocasse, une piscine par là-bas – il te semble apercevoir quelque chose qui pourrait être un parc un peu plus loin – et trois personnes qui t’attendent en haut des escaliers. Trois grands sourires. Le faux-cul. Le désespéré. Le désolé. Tu ne sais pas dans quoi tu t’es encore fourré mais ça ne peut pas être si méchant que ça. Enfin c’est ce que tu penses  jusqu’à ce qu’il y ait ce type qui tombe d’une fenêtre du troisième étage et qui termine malheureusement sa course juste à tes pieds, te régalant au passage de la vision de son visage réduit à l’état de bouillie pour bébé. L’un des trois grands sourires s’approche de toi tout en riant comme si le nouveau cadavre était la blague du siècle. C’est là que le deuxième sourire intervient en lui mettant un couteau sous la gorge. Couteau qui au final va se perdre dans un massif de rosiers derrière toi en t’ayant frôlé de si près que ton oreille droite entend toujours le sifflement. Pour le coup tu ne sais pas ce qui a merdé dans ta vie mais tu sens qu’à partir de maintenant ça risque d’être une vraie partie de plaisir…




Discours


Lecture non-obligatoire

"Tu t’es encore mis dans une sacrée situation et te voilà coincé ici dans l’Echiquier. En un mot, tu es chez moi. Ceci est ma réalité et tu n’as aucun moyen d’y échapper mon pauvre petit. Cette réalité va donc devenir la tienne et pourtant tout ceci n’est qu’un rêve. Oui, oui tu as bien entendu, rien de tout ceci n’est réel mais je vais faire en sorte que tu l’oublies bien rapidement.

Ce qu’il t’est arrivé ? Tu te souviens de ce malaise à ton domicile, juste après avoir reçu ma lettre ? Oui ? Eh bien c’est simple, tu ne t’es toujours pas réveillé. Tu es en ce moment même plongé dans un coma profond et je suis la seule personne qui pourrait t’en faire sortir. Ce que j’attends pour te réveiller ? Mais rien voyons ! Tu ne te réveilleras jamais, du moins pas tant  que je suis à la tête de ce jeu. Pourquoi ? Tout simplement parce que je m’ennuie dans ce trou à rat et qu’un de nos pions vient de mourir, fâcheux n’est-ce pas ? Alors il faut bien le remplacer, ce n’est pas vraiment de ma faute. D’ailleurs je te conseille de rester en vie, parce que si tu venais jamais à perdre la vie ici, j’ai bien peu qu’il en soit de même dans le monde réel.

Où sommes-nous ? Je te l’ai déjà dit, chez moi. Tu viens d’atterrir sur mon échiquier. Non, non ce n’est pas une blague, tu es bel et bien en train de devenir un pion de mon jeu. Oui je sais, ce qui t’entoure ne ressemble absolument pas à un jeu d’échec mais c’est parce que tu n’écoutes pas ce qu’on te dit. Tu es dans mon rêve, ceci est mon univers et je l’influence comme je veux, le modifiant à ma convenance. Ça ne ressemble peut-être pas plateau mais c’en est bien un et chaque action que tu accomplis à un impact d’une manière ou d’une autre vers la victoire ou la défaite de ton clan.

Oui, oui ton clan. Ici c’est une guerre sans fin dans laquelle s’affrontent trois camps bien distincts : les Blancs et leur quête avide de puissance, les Noirs et leur soif de liberté ainsi que les Gris avec leur effarante indifférence face à tout ce qui les entourent. Bien évidemment ce que je te donne est un choix sans en être un. En effet, en choisissant les cauchemars tu décides de rester dans ce monde idyllique qui ainsi te permet d’échapper à ta triste réalité tandis qu’en revanche, si tu choisis les rêveurs, tu t’engages à te battre jusqu’au bout pour retourner dans ton monde. Un choix peu évident mais peut-être pourrais-tu simplement rester neutre, t’allier avec ceux qui n’ont rien à faire de toute cette histoire, et attendre de voir de quel côté penche la balance ? Parce qu’après tout ce n’est pas si mal que ça ici, il n’y a aucune règles, un cadre idyllique, tu fais ce que tu veux quand tu veux et avec qui tu veux, ici tu es ton propre maître ou presque, ça ressemble plus à la belle vie – surtout qu’on fait des cocktails divins – et je sais que tu as toujours eu un goût prononcé pour le vice. Mais d’un autre côté… ne pas savoir si tu survivras à demain, devoir tuer pour vivre, sans compter que même si tu es ton propre maitre tu ne seras jamais qu’un pion sur l’échiquier – parce que oui, au fond, tout ça n’est qu’une partie d’échecs géante – je sais que tout cela peut te dépasser. Alors entre débauche et folie, coups bas et trahisons, dans un jeu où il ne faut faire confiance à personne, choisi bien ton camp petit pion. C’est ainsi que commencera pour toi la bataille où tous les coups sont permis…"  



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