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Elizabeth Campbell

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Pièce MaitresseAntiquité
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Journal d'un pion
Âge: 23 ans
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Pouvoir: Maitrise de la réalité
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MessageSujet: Elizabeth Campbell  Mer 6 Aoû - 0:35



Elizabeth Campbell



★ ÂGE : 23 ans
★ SEXE :Féminin
★ ORIENTATION SEXUELLE : Hétérosexuelle avec quelques expériences de temps à autres.
★ CLAN : Nightmares, après tout elle a créé le jeu.
★ RÔLE : Reine
★ DON : Maitrise de la réalité. C’est en influant sur sa propre réalité qu’elle peut modifier celle des autres. Ainsi donc les choses se passent comme Elizabeth souhaite qu’elles le soient, il lui suffit de vouloir changer sa réalité pour que celle-ci devienne la vôtre si elle en a décidé ainsi. C’est pour ça qu’il est extrêmement difficile de la tuer étant donné qu’elle peut décider que vous n’êtes tous simplement pas là mais dans le jardin et c’est exactement ce qui arrivera. Cependant, chacune des utilisations de son pouvoir entraine une perte de mémoire. Elizabeth devient donc amnésique durant un certain laps de temps, variant en fonction du pouvoir utilisé, après chaque réalité modifiée. Parfois elle recouvre la mémoire mais il arrive qu’elle reste amnésique et de ce fait il lui faut réapprendre certains pans de sa vie. C’est dans ses moments d’amnésie qu’Elizabeth est la plus fragile, ne comprenant rien du monde qui l’entoure, et c’est pour cette raison qu’elle se déplace rarement seule


Miroir, mon beau miroir !

Au départ il y a juste une silhouette. Menue. Des formes. Port Altier. Presque raide. Une impression de sévérité qui se dégage d’un corps surmonté d’une masse de cheveux châtains clairs, presque blonds avec les reflets du soleil jouant dedans, quelque mèches rousses. Il y a des fleurs aussi. Une en fait, une jolie fleur perdue dans cette chevelure brune. Ensuite il y a des yeux. Deux pour êtres précis. Des orbes verts, un vert foncé presque noir quand la lumière ne passe pas par là et une foule d’émotion. Un regard qui peut passer du joyeux au paniqué en un quart de seconde avant de vous fixer avec cruauté ou pitié de temps à autres. Certains disent que c’est troublant, presqu’inhumain de voir tant de sentiments en un éclair émeraude, mais après tout n’est-ce pas normal ? On dit pourtant bien que les yeux sont les fenêtres de l’âme et ça ce confirme très certainement lorsqu’on constate que le regard d’Elizabeth est souvent animé d’un éclat de bestialité pure qui révèle sa nature profonde.

Des lèvres. Une bouche. Des dents. Non, des crocs. Elle sourit, mais c’est un sourire vide, sans joie, un peu moqueur aussi, peut-être même carnassier. Pas le genre de sourire dont on aimerait être le destinataire en tout cas. Jolie bouche par contre, pas trop fine, pas trop grosse, bien dessinée. Ça fait un contraste étrange cette bouche et ce sourire, presque comme s’il y avait une erreur dans l’équation mais qu’importe. Avec un peu de recul maintenant, quand on le regarde dans son ensemble son visage est loin d’être laid. Pas spécialement divin mais suffisamment pour attirer l’attention et la garder parce qu’il y a un petit quelque chose dans ce faciès d’ange qui vous donnerai presqu’envie d’en savoir plus sur elle. C’est peut-être à cause de ses fossettes qui n’apparaissent que lorsqu’elle sourit franchement – d’ailleurs profitez-en, ça n’arrive que très rarement – ou encore son nez légèrement retroussé sur la fin, à moins que ça ne soit à cause d’un effet d’ensemble qui vous laisse dans une perplexité totale – parce que pourquoi diable ne cesse-t-elle de vous fixer en vous souriant comme si vous étiez tout juste bon à finir dans son estomac, hein ?! – mais qui au fond vous intrigue.

Voilà, vous arrivez au bout de l’inspection et c’est là, maintenant qu’elle s’approche, que ça vous frappe – un peu comme une balle de baseball lancée à pleine vitesse – cette fille sait qu’elle est jolie et que d’une manière ou d’une autre vous allez finir à genoux devant elle. Oui, définitivement. Elle est jolie, le sait et l’utilise à bon escient. Ce n’est pas qu’elle soit belle mais elle a vraiment un petit quelque chose, un truc qui la différencie des autres. Sans doute ce grain de beauté au creux de son cou, juste à la base de sa gorge et qui vous donne envie de mordre sa peau à cet endroit précis parce qu’une peau de porcelaine comme celle-là ça doit forcément être délicieux. Vous ne savez pas pourquoi mais vous vous sentez comme irrésistiblement attirés par cette jeune demoiselle, comme un papillon est captivé par une flamme. Il ne vous vient même pas à l'esprit qu'à force de jouer avec le feu le papillon se brûle les ailes et meurt dans d'atroces souffrances. Mais de toutes façon que risquez-vous face à cette demoiselle menue ? Un ou deux bleus, n’est-ce pas ?


Caractère de merde

Sauvage. Indomptable. Bestiale. Monstrueuse. Elizabeth n’a jamais été élevée comme une précieuse petite fille, elle a reçu l’éducation qu’on accordait à son époque aux hommes et par conséquent n’a jamais supporté les chaines. Elle a toujours été irrationnellement fière et c’est cette fierté l’a toujours poussée à se rebeller. Elle n’a jamais aimé être étiquetée, reléguée à son rôle de femme, rangée dans la classe épouse. Toute sa vie Elizabeth a été catalogué et elle ne le supporte plus. C’est pourquoi, afin de montrer qu’elle n’est comme nulle autre, la jeune femme n’en fait qu’à sa tête. Il n’y a rien qu’elle ne déteste plus que de se sentir maitrisée, que de devoir reconnaître l’autorité. C’est peut-être pour ça qu’elle ne supporte pas qu’on lui tienne tête dans l’Echiquier, parce que ça lui rappelle trop qu’il fut un temps où c’était monnaie courante. Toujours au service de son père puis de son mari, remise à sa place à chaque fois, à sa pauvre condition de femme. Depuis Elizabeth s’est fait une promesse : que plus jamais personne ne lui dicte sa conduite. Si elle reçoit des ordres c’est elle qui choisit de les respecter ou non, hors de question de redevenir une poupée de chiffons, une simple marionnette dont tout le monde dicte le sort excepté elle. Ainsi, dès que quelqu’un tente de l’enchainer d’une manière ou d’une autre, la jeune femme mord de manière plutôt enragée.

Cependant, Elizabeth ne se réduit pas qu’à une enragée  prête à sauter à la gorge de tout ce qui lui déplait et heureusement pour elle d’ailleurs. Pour ceux qui la connaissent, la jeune femme est quelqu’un qui respire la joie de vivre. Bon, c’est vrai que le tableau est un peu noirci par son côté colérique qui à la fâcheuse tendance à sortir les crocs plutôt facilement et à mordre tout ce qui bouge, c’est vrai aussi qu’il lui arrive d’être dépressive et de vouloir se tirer une balle dans la tête mais en même temps personne n’a jamais dit que c’était une partie de plaisir de devoir gérer d’insupportables gosses pourris-gâtés et pas foutus d’apprécier ce qu’elle leur apporte. Quelle ingratitude ! Du coup c’est vrai que lors de ses accès de colère elle peut faire un véritable carnage mais en dehors de ça, notre petite reine est quelqu’un de plutôt agréable à vivre – pour autant qu’on aime son humour sarcastique et ses sautes d’humeurs fréquentes – et avec qui il est aisé de parler.

Orgueilleuse. Emmerdeuse. Susceptible. C’est le genre de fille qui vous défie trente fois par jour jusqu’à ce qu’elle finisse par remporter la victoire et vous écraser. Alors oui, Elizabeth est orgueilleuse, énormément même et alors ? ? La suffisance n’est pas un défaut, elle ne fait que vous pousser vers le haut, vous oblige à vous surpasser sans cesse. Ce n’est pas une tare, juste une constante compétition avec vous-même. Quand on est orgueilleux les autres n’existent pas, il n’y a pas d’envie ou de jalousie à ce moment parce qu’aux yeux des vaniteux personne ne peut les surpasser. Certains pensent à tort qu’il s’agit de dédain et de prétention mais vraiment… pourquoi se donner la peine de se vanter pour rabaisser les autres quand on est réellement meilleur ? C’est une perte de temps et d’énergie. Les orgueilleux ne se vantent pas, ils ne font que constater. Constater que vous êtes lamentables quand eux sont formidables. Si le dédain vous insupporte, cessez donc de vous comporter en cloportes et de gémir comme tels ! Il n’y a rien de plus insupportable que les pleurnicheurs, ceux qui subissent sans agir. Marre de vivre dans l’ombre d’Elizabeth ? Alors essayez de la rejoindre dans la lumière plutôt que de vous morfondre. C’est ce qu’elle n’a jamais compris, qu’on la voit comme une peste égocentrique, la fille à abattre parce qu’elle ne souffre d’aucune critique et qu’elle a le sourire aux lèvres pour saluer les échecs des autres. Que voulez-vous, vous voir vous vautrer lamentablement ça ne fait que la conforter dans l’idée qu’elle vous est nettement supérieure et ça lui fait un bien fou. L’orgueil c’est ce petit plus dans la vie qui rend l’existence bien plus exquise que n’importe quoi d’autre, c’est ce qui fait de vous quelqu’un d’important car quelqu’un d’ambition et qui vous ouvre par conséquent les portes pour un monde meilleur, un monde où tout le monde brille quoi que d’un scintillement moins éclatant que celui d’Elizabeth. Alors non, ce n’est pas une peste, ce n’est pas une garce narcissique ou dieu sait quel petit nom doux vous lui donnez, Elizabeth c’est juste comme une étoile filante qui vous passe sous le nez à toute vitesse pour disparaître loin, très loin devant vous. Alors oui c’est vrai qu’il est possible qu’elle ait la gâchette facile mais que voulez-vous, quand on est arrogante, la susceptibilité vient de paire.

Cruelle. Sadique. Manipulatrice. Elizabeth est quelqu’un de froid, d’insensible et qui a tendance à avoir la cruauté comme seconde peau. Ce n’est pas vraiment de sa faute mais il faut avouer qu’elle a une sainte horreur de tout ce qui la contrarie et comme beaucoup de gens s’évertuent à la contrarier dans ce monde eh bien il faut bien qu’elle sévisse. Un peu comme une mère avec ses enfants, il faut bien les corriger de temps en temps. Bon peut-être que la mort et la torture ne sont pas de bons exemples de punitions mais qu’importe, personne n’a le droit de lui pourrir la vie. Après c’est vrai qu’elle peut prendre un plaisir malsain à torturer les autres, en particulier Niklaus et ses foutus Dreamers, mais que voulez-vous, pourquoi devrait-elle se priver du son mélodieux de leur lamentation juste pour leur faire plaisir ? Et puis c’est toujours assez impayable de voir la tête de ce bon vieux Niklaus quand il échoue une fois de plus à l’assassiner. Elle ne manque d’ailleurs jamais une occasion de lui faire remarquer ses échecs aux travers de son humour quelque peu particulier. De nature assez mordante et sarcastique, Elizabeth a toujours eu un humour pour le moins dérangeant et qui est loin de plaire à tout le monde ce qui l’enchante au plus haut point. A part ça il est vrai qu'elle est douée dans l'art de la manipulation et qu'elle excelle en mensonges, sans doute une partie de son ancienne vie qui lui est resté mais il est vrai que quand on a été arnaqueuse durant deux ans, le métier a tendance à coller à la peau, à rester accroché, empreignant ses os jusqu'à la moelle. Elle aime ça, manipuler. C'est une des rares choses qui lui reste de son passé, le reste ayant été oublié.

Sinon il y a sa particularité, celle due à son pouvoir, son amnésie. C’est quelque chose dont elle n’aime pas parler, se sentant ridiculement fragilisée, totalement désemparée face à cette facette d’elle-même. Se retrouver debout les bras ballants et ne sachant ni où qui elle est ni où elle se trouve, devoir retrouver la mémoire à chaque fois, en tomber des nues parfois, tout ça elle le déteste. Alors elle évite d’utiliser son pouvoir sauf quand elle n’a pas le choix. Le problème c’est que du coup elle doit toujours dépendre de quelqu’un et cette constatation la met à chaque fois hors d’elle, la rendant folle. C’est pour ça qu’elle a besoin de pions sur lesquels elle peut compter, des personnes de confiance qui ne la trahiront pas et ce genre-là devient denrée rare. Quoi qu’il en soit elle en arrive parfois à haïr son propre pouvoir de la rendre si faible, de lui donner pour seule faiblesse celle qui la rend plus vulnérable que tout, la plaçant au même rang qu’un nourrisson qui vient de naitre, incapable de se défendre.


Once upon a time

Ça aurait pu être banal. Une histoire comme tant d’autres. Une jolie histoire avec ses hauts et ses bas mais avec une fin heureuse ou tout du moins morne mais sans accrochage. Une vie lisse, rangée, parfaite. A son image. Après tout, tout avait commencé avec une banalité affligeante.

D’abord il y a un couple. Est-ce qu’ils s’aiment ? Sans doute pas, il ne fait pas bon d’aimer à cette époque quand on porte un nom destiné à perdurer. Alors on épouse, on entre dans une vie bien rangée, il n’y a pas de plaisir, aucun désir. La nuit de noce est à l’effigie du couple. Froide, cruelle, et rapide. Pas de place pour le plaisir, il faut juste un héritier et vite. Ils font chambre à part, il lui rend visite pour accomplir son devoir et un bout de quelques semaines la nouvelle tombe : un enfant arrive. Lui est soulagé, elle est peut-être heureuse. Il prend une maitresse, la ramène et l’aime alors qu’elle-même n’a jamais eu droit à cet amour, tout juste considérée comme la femme porteuse d’héritier. Elle la hait, elle le hait et elle reporte son amour sur le bébé à venir. Il se passe ainsi neuf mois. Neuf long mois et de pénibles heures d’accouchements. Elle a mal. Non, c’est un euphémisme ! Elle crève. On la déchire de l’intérieur et il y a tout ce sang. Lui attend dans son bureau, il travaille, n’a pas le temps pour ces sottises de bonnes femmes. Tout ce qu’il veut c’est que ce bébé soit là, qu’il ait enfin un beau petit garçon ! Les pleurs retentissent dans toute la propriété. Des pleurs inhumains, qui aurait pu croire qu’un bébé soit aussi braillard ! Au moins l’enfant ne peut être qu’en bonne santé pour crier à en recracher ses poumons comme ça. Alors il accoure, son fils est né ! Il ouvre les portes et la trouve en sueur avec le bébé dans les bras, elle semble rayonner de bonheur mais il n’en a que faire. Et puis la nouvelle tombe. Une fille ! Cette foutue femelle n’a été bonne qu’à lui donner une fille ! La gifle siffle et s’abat sans prévenir sur la joue de cette bonne à rien. Elle est trop choquée pour comprendre et il quitte les lieux comme il est venu. Il n’entend même pas le chuchotement rauque de son épouse dévastée : « Elle s’appelle Elizabeth ».

Les années passent et la fille reçoit l’éducation d’un fils. Sa foutue femme ne peut plus engendrer, ne donnant naissance qu’à des mort-nés. Heureusement la petite est futée, elle comprend le rôle qui est le sien et le joue à la perfection, peut-être même mieux qu’un garçon. Il se surprend à l’aimer finalement cette petite héritière. Pas autant qu’il le devrait mais il l’aime, à sa façon. Sa mère en revanche la déteste. Là où sa fille devait incarner sa joie elle est juste le nouveau bourreau, la parfaite image de ce mari tellement haï. Elle aurait pourtant dû être avec elle, à elle, mais cette petite sotte ne vit qu’à travers les yeux de son époux, cherchant son approbation et sa reconnaissance dans chacun de ses mouvements. Un petit chien. Qui aurait pensé qu’une gamine de six ans ait ce pouvoir de la faire souffrir en aimant celui qu’elle honnît le plus. Quelle ingratitude ! Elizabeth de son côté n’a pas conscience de tout ça, ce n’est qu’une petite fille qui n’a même pas conscience que l’univers dans lequel elle grandit est pourri, rongé jusqu’à la moelle. Alors elle se contente d’apprendre et de jouer avec ses poupées tout en chantonnant des comptines d’enfants.

C’est une enfant émerveillée par le monde de son père, monde qui un jour sera le sien, il le lui a souvent répété. Elle se prend à en rêver de diriger cet empire du haut de ses quinze petites années. Elle a fini par comprendre que sa mère ne l’aime pas outre-mesure mais qu’importe, ce n’est qu’une femme et Elizabeth est loin de n’être qu’une simple fille, elle est une héritière, une tête pensante, le joyau et la fierté de son père alors c’est suffisant. Elle ne joue plus avec ses poupées, elle ne fait qu’apprendre encore et encore, son père a même tenu à ce qu’elle sache monter à cheval ! Attention pas en amazone comme une femme mais bel et bien comme un homme en se servant de ses cuisses, rien ne semble rendre son père plus fier. Il lui a même appris à jouer aux échecs et bon dieu qu’elle excelle dans ce jeu, elle arrive même à le battre ! Elle se conforte dans l’idée qu’elle est supérieure, tellement supérieure aux autres, à toutes ces greluches tout justes bonnes à être engrossées quand elle est destinée à régner ! Certes ce n’est qu’un domaine et un commerce d’armes mais en ces temps troublés le marché est florissant. Il y a cependant un point qui la tracasse : sa mère. Celle-ci s’est mise en tête de donner Elizabeth à un parti du coin, idée qui ne l’enchante guère. Même son père semble réticent alors elle ne s’inquiète pas trop.

Mariée. Echangée comme du vulgaire bétail. Et c’est lui qui contrôle son empire. Comment ose-t-il ! Elle les déteste tous ! Sa mère, cette salope qui a tout planifié dans son dos et son père ! Son foutu papa chéri qui ne s’y est même pas opposé ! Son mari ? N’en parlons même pas, c’est le pire ! Il n’est pas digne d’elle ! Un petit bourge du coin, fade, stupide et cruel. Elle le hait ! Il lui a tout pris, elle était destinée à une autre vie et il la lui a volée en se pointant sur son cheval blanc, un stupide canasson qu’il ne sait même pas monter correctement. Elle a vingt ans et elle le déteste. Il n’a partagé sa couche qu’une seule et unique fois, pour consommer le mariage. Elle lui a refusé l’accès à sa chambre les autres nuits. Elle a sa fierté, elle a été élevée comme un homme, qu’il ne pense jamais pouvoir la dompter et l’obliger à porter ses enfants. Elle ne voulait pas de ce mariage ! Mais comme sa mère le lui a cruellement rappelé, Elizabeth est née femme et en conséquence elle aura le destin de toutes les autres. Elle en vient à haïr sa propre condition. Elle ne deviendra pas une vulgaire pouliche, jamais ! Plutôt mourir !

Un Arnaqueur. Son foutu petit bourge de mari n’est qu’un vulgaire arnaqueur, un escroc qui n’est même pas du même monde qu’elle. Un vulgaire pouilleux qui a su s’élever et aussi étrange cela puisse-t-il paraître il ne l’a jamais autant intéressée. De simple roturier il est passé maître de sa fortune et plus encore, il a su jouer dans la cour des grands avec brio, sortir de sa condition et cela l’émerveille. Parce que si lui a pu le faire, elle pourrait y arriver aussi, devenir ainsi son propre maitre et utiliser ses atouts de femme pour devenir plus grande qu’elle ne l’est déjà. Il lui explique comment s’y prendre, comment manipuler avec brio et s’attirer les pigeons dans la poche, et plus il lui explique et plus elle se surprend à l’apprécier, à l’aimer même. Enfin quelqu’un qui la prend au sérieux, comprenant que ce n’est pas parce qu’elle est une femme qu’elle ne peut rien faire au contraire ! Il comprend justement que c’est son atout et rien que pour ça elle l’aime parce qu’il croit réellement en elle.

Deux ans. Cela fait deux ans déjà qu’elle est devenue une arnaqueuse, et une bonne même. Elle et son mari font la paire, elle ne le déteste plus. Mais un jour une arnaque tourne mal, ils s’en sont pris à plus gros poisson qu’eux et on le retrouve le lendemain sur les bords de la tamise tandis que l’entreprise est en proie aux flammes. Il a été assassiné. Il est mort. Il ne reviendra plus. La nouvelle l’accable, la rendant folle de douleur même. Elle ne comprend pas comment ! Comment sa réalité devenue si parfaite a-t-elle pu virer en un tel cauchemar ? Et du jour au lendemain elle perd tout. Son mari, sa fortune, sa vie entière. Alors à quoi bon ? A quoi bon vivre dans ce monde si c’est pour vivre dans la douleur ? C’est à ce moment que tout devient noir autour d’elle et lorsqu’elle se réveille, elle n’est plus au même endroit.

Des pièces d’échecs. Partout. Par milliers ! Et au milieu une reine gigantesque. Elizabeth repense alors à son manoir et aussi fou cela puisse-t-il paraître, celui-ci apparaît au milieu de l’échiquier géant. Il y a la pièce aussi qui se déplace et qui soudain prend la parole. Eberluée, il n’y a pas d’autre mot. C’est dans cet état que la jeune femme écoute et comprend ou tente de comprendre. Avant qu’elle n’ait le temps d’assimiler, tout un monde apparaît sous ses yeux, un monde qu’elle vient d’imaginer et c’est le plus parfait de tous. L’Echiquier est né.

Il lui a fallu des années pour comprendre réellement et assimiler l’étendue de son pouvoir, de son passé il ne lui reste que des brides qui arrivent pas flash de temps en temps. Elle aura attendu des années, presque vingt avant de commencer à peupler son échiquier. Entretemps, tout ce qui l’animait à disparu. A force de solitude, elle est devenue irritable et intraitable, son cœur s’est endurci, ne subsistant dans ses souvenirs que les derniers moments de sa vie. Les premiers pions arrivent sur l’Echiquier mais tout ne se passe pas comme prévu. Elle qui pensait les sauver d’une vie cruelle se retrouve à devoir gérer une rébellion et une véritable partie s’engage alors. Ses propres pions la trahissent et bientôt elle perd tout ce qui reste encore de bonté en elle, elle devient cruelle et obsédée par le pouvoir, ne cherchant qu’à défaire le clan ennemi. Oublié ses belles résolutions sur la liberté dans son monde, il lui faut à présent plus de pions pour vaincre Niklaus, il faut qu’il disparaisse. Il faut régner. Il faut vaincre. Et plus rien d’autre n’a désormais d’importance pour elle.




Ecrivain en herbe




★ PSEUDO : Blurry
★ ÂGE : 20 ans
★ CREDIT DE L'AVATAR :
★ COMMENT CONNAIS-TU "L'ECHIQUIER" :/
★ T'EN PENSES QUOI D'AILLEURS :/
★ CODE :Tout bon


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